Un dessouchage en Drôme plonge 90 foyers dans le noir pendant 3 heures
Un simple projet de jardinage peut parfois tourner au cauchemar logistique. C’est ce qu’a découvert un habitant de la Drôme en voulant retirer une souche d’arbre de sa propriété. Son initiative a eu des répercussions bien au-delà de son terrain.
Un câble souterrain sectionné lors de travaux
À Bésayes, commune située dans le département de la Drôme, un propriétaire s’est lancé dans des travaux de dessouchage dans son jardin. L’opération semblait anodine, mais elle a rapidement pris une tournure inattendue.
En manipulant sa mini-pelle, l’individu a malencontreusement accroché un câble électrique enterré. Ce réseau souterrain alimentait plusieurs habitations du secteur en énergie.
Près de cent habitations privées de courant
L’incident a provoqué une coupure d’électricité massive touchant environ 90 foyers du voisinage. Les habitants se sont retrouvés brutalement privés de courant en pleine journée.
Les équipes techniques d’Enedis sont rapidement intervenues sur place. Le rétablissement du réseau s’est effectué trois heures après l’incident, aux alentours de 12h30, permettant aux résidents de retrouver une situation normale.
Des normes d’enfouissement précises
Les réseaux électriques souterrains obéissent à des standards stricts d’installation. Selon Enedis, les câbles sont positionnés à 65 centimètres de profondeur lorsqu’ils traversent des zones engazonnées.
Cette profondeur augmente considérablement dans les terrains agricoles, où l’enfouissement atteint 1,10 mètre. Ces mesures visent à protéger les installations des outils de jardinage ou agricoles courants.
Une profondeur insuffisante face aux engins mécaniques
Malgré ces précautions, l’utilisation d’équipements motorisés comme les mini-pelles peut atteindre ces profondeurs. Les godets de ces machines creusent bien au-delà des 65 centimètres réglementaires.
Une démarche administrative obligatoire méconnue
Enedis rappelle qu’une obligation légale encadre l’utilisation de mini-pelles par les particuliers. Avant tout chantier impliquant des fouilles, une déclaration préalable s’impose.
Cette formalité passe par le remplissage d’un formulaire disponible en ligne. L’objectif : vérifier l’existence éventuelle de câbles électriques, de canalisations de gaz ou d’autres réseaux enterrés sur la zone concernée.
Un délai de quinze jours à anticiper
Entre le dépôt de la demande et l’autorisation de démarrer les travaux, il faut compter en moyenne 15 jours. Ce temps permet aux gestionnaires de réseaux de transmettre les informations nécessaires et d’éventuellement effectuer un repérage sur le terrain.
Cette procédure, souvent ignorée par les particuliers, constitue pourtant une protection essentielle. Elle prévient les accidents, les coupures de services et les coûts de réparation importants.

